Ouagadougou’ au Burkina Faso


Dofanka reviens sur les inondations de Ouagadougou de 2009 en slam

Le clip le déluge met en scène le jeune artiste Burkinabè Dofanka. Ce jeune issu du cartier populaire Tanghin à Ouagadougou, à déjà enregistré plusieurs morceaux qui tourne sur le ondes radio du Burkina Faso et lors de nombreux concerts à travers tout le pays. Ayant débuté sa carrière dans la mouvance du Rap africain, Dofanka se dirige par la suite vers le Slam, un style musical et poétique encore peu connu au Burkina Faso, mais qui y fait son petit bout de chemin.

Un an après les terribles et apocalyptiques inondations du 1er septembre 2009 à Ouagadougou : Le 1er septembre 2009, à Ouagadougou, il est tombé, en moins de 12 heures, plus de 300 mm d’eau. Dans ce morceau de l’artiste Dofanka des textes réfléchis et percutant pour se souvenir de ces inondations qui auront fait 3 morts et plus de 150 000 sinistrés relocalisés dans l’urgence. Ces innondations, dramatiques, auront toutefois une conséquence positive : un fantastique élan de solidarité qui s’est manifesté dans la capitale et dans tout le pays, pour porter assistance aux sinistrés.

Le clip réalisé par Gérard Penkhoss photographe de profession passé à la camera vidéo depuis un peu plus d’un an et qui à déja réalisé 4 documentaires dont 3 passent régulièrement sur plusieurs chaines TV du Burkina  comme la RTB, BF1, TV Z. Attiré par la musique, l’écriture et le slam, il a enregistré avec Dofanka plusieurs morceaux.

Voici les liens vers sont site officel et son blogue :

http://www.gerardpenkhoss.com/
http://www.gpenkhoss.skyrock.com

Nous profitons de cet article pour apporter nos meilleur souhaits et conscientiser nos lecteur sur le malheur qui frappe encore le Burkina Faso mais aussi plus fortement nos voisins et frères du Bénin qui sont actuellement frappés par de terribles innondations. Espérons pour eux que la situation se fera meilleure et que les dommages seront limités. Voici quelques articles témoignant de cette catastrophe :

Le HCR soutient 680 000 sinistrés au Bénin
Les inondations ont fait environ 60 morts au Bénin
Les inondations au Bénin ont fait 360.000 sinistrés

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Jazz à Ouagadoudou 2010

Jazz à Ouaga 2010, le festival de jazz de Ouagadougou se tient cette année du 23 avril au 1er mai 2010. Pour cette 18e Edition du Festival International de Musique Jazz à Ouagadougou tenue sous le thème de : La contribution du jazz dans l’éducation musicales et artistiques des publics, l’organisation nous promet une programmation « éclectique, rassemblant des pointures du Jazz toutes génération confondues ».


spot Jazz à Ouaga 2010
envoyé par gideonvink. – Clip, interview et concert.

Ce festival a été créé en 1992 à Ouagadougou, à l’initiative du M. Guy Maurette alors directeur du CCF-Georges Méliès et d’un groupe de mordus de jazz. La première édition du Festival comprennait bien sur des groupes nationaux mais aussi d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Le succès de l’évènement n’a pas tardé vite et le festival se tient depuis, tous les ans depuis bien que la formule à quelque peut changer pour regrouper les activités sur une semaine. Depuis 1997, le Festival affiche son ambition de démocratiser le jazz et investit d’autres lieux comme le Zaka et le Wakatti Arts Café. C’est l’édition 2000 du Festival qui à initier la décentralisation en proposant des concerts hors de Ouaga, soit à Bobo-Dioulasso (385 km) et à Koudougou (100 km).

L’édition 2010 du festival Jazz à Ouaga comporte de nombreuses activités pour les amateurs de jazz et de musique en général dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Dano et Gaoua. Le programme complet du festival est disponible sur le site web de Jazz à Ouaga .

Entre autres artistes invités on retrouve :

Le Nouveau Trio Gitan sous la houlette de Christian Escoudé (France)
Mina Agossi (France-Bénin)
Toumani Diabaté & le Symétric Orchestra (Mali)
David Tayorault Quintet (Côte d’Ivoire)
Bassékou Kouyaté & le Ngoni Ba (Mali)
Jean-Christophe Briant Quintet (France)
Cry Baby Quartet (Hollande)
Marcel WORMS Trio (Hollande)
King Kora big band (Suisse)
Alexandre Furnelle Quartet (Belgique)
Yapa Jazz Quartet (France)
Hip-Jazz Trio (France)
Pitch Quartet (France)
Dumba Kultur (Burkina Faso)

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Journées cinématographiques de la femme africaine

La délégation générale du FESPACO à annoncer hier le 1er février, lors d’une conférence de presse tenu à Ouagadougou, le lancement des Journées cinématographiques de la femme africaine, que auront lieu du 3 au 7 mars 2010. Plusieurs personnes incluant nous se demandaient ce qui advenait du Cinéma Africain en dehors du festival tenu à chaques 2 ans. Maintenant, les femmes cinéastes Africaines auront une vitrines leur permettant de mieux faire connaitre leur travail, leur Art.  En effet, l’événement se fixe pour objectif de promouvoir la femme africaine de l’image, de traiter des difficultés que ces professionnelles rencontrent et de participer au réseautage de l’évènement avec les autres festivals de ce genre dans le monde.

L’évènement fera place à au moins 37 films qui ont été soigneusement sélectionner (longs métrages, courts métrages, documentaires série TV) et plus de 20 pays sont attendus dans 4 salles de projection à Ouagadougou ( le ciné Burkina, le ciné Neerwaya et celles du Centre culturel français) et une à Koudougou lieu de la Journée internationale de la femme cette année. La manifestation sera ouverte également aux cinémas japonais et indien. Les journées cinématographiques de la Femme Africaine seront présentées sous forme de gala sans une remise de prix mais les oeuvres invitées recevront des trophées de participation dénommées Saraaouina.

Nous croyons que cet évènement contribuera positivement au cinéma africain en général et aux femmes qui y oeuvrent au Burkina Faso ainsi qu’à toutes les femmes du continent qui trop souvent peinent à faire entendre leur voix, leur réalité et leur vision du monde qui les entourent et dont elle sont des actrices de haute importance.

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Enfants de la rue et drogues à Ouagadougou

Il existe plus de 2500 enfants de la rue à Ouagadougou au Burkina Faso. Ils ont entre 6 et 25 ans en moyennes et proviennent des toutes les régions du Burkina Faso et des pays avoisinants. Ils sont arrivés ici, les uns à la recherche d’un emploi et d’une vie meilleurs, les autres pour se livrer à la mendicité ou rejoindre des membres de la famille qui les ont rejetés. Ils sont recensé périodiquement, avec plus ou moins d’efficacité par les autorités Burkinabè de l’action sociale et les ONG présente sur le terrain et ouevrant auprès des jeunes de la rue.

Dans ce milieu, on retrouve souvent des enfants non scolarisés, n’ayant donc aucune qualification professionnelle appelés, « talibés » en langue mooré, ce sont des jeunes travaillant sporadiquement dans le secteur informel, et des enfants scolarisés, parfois titulaires du Certificat d’études primaires (CEPE), mais ayant très tôt abandonné les chemins de l’école pour diverses raisons. Ces enfants se retrouvent souvent en groupes organisés ou se placent sous l’autorité d’aînés qui les initient aux difficultés de la vie de rue.

Ces bandes organisées affrontent de manière plus ou moins solidaire leur condition d’existence. Étant majoritairement sans qualification professionnelle, leurs membres se livrent à toutes sortes d’activités licites et illicites. Utilisant les moyens à leur disposition pour ce procurer un peu d’argent et assurer leur survie. Ils sont souvent cireurs de chaussures, gardiens de motos ou de véhicules, apprentis mécaniciens, porteurs de paniers, mais aussi voleurs. Certains récidivistes sont connus des autorités carcérales.

Pour oublier la faim, leur misère, ils ont de plus en plus recours à la drogue. On estime qu’elle touche la moitié des enfants de la rue de Ouagadougou. Ils inhalent en particulier des colles, des diluants ou du carburant, la tête enfouie dans un sac plastique. Ils consomment également des amphétamines communément appelée « blue blue », « Sékou Touré », « Djalan » ou « Mio », souvent en association avec de l’alcool. La marijuana commence à être fumée, ou bue, en groupe, mélangée à du thé dans des infusions. Du fait de leur prix, les drogues comme la cocaïne ou l’héroïne ne sont pas encore consommées. Cependant, beaucoup sont dépendants de ces drogues de la rue.

Les points de vente sont connus de tous. Ainsi, à Ouagadougou, la drogue circule dans les salles de cinéma, aux alentours du grand marché, de la gare férroviaire, de certains kiosques à café ou des débits de boisson.

Bien que souvent embêter par les forces de l’ordre ou de sécurité privé, l’enfant qui s’adonne à ces drogues ne peut être juridiquement poursuivi, les solvants, par exemple, ne figurant pas sur la liste des produits illicites définis par la loi. C’est également la raison pour laquelle ils sont utilisés par les proxénètes, les prostituées, les recéleurs, les dealers.

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ANERSER : Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion Sociale des Enfants à Risques

ANERSER est l’Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion Sociale des Enfants à Risques. Elle intervient auprès des enfants et jeunes qui pour des raisons diverses ont quitté leurs familles pour vivre dans la rue. L’ANERSER mène des activités de prise en charge psychosociale, d’alphabétisation, de scolarisation ou rescolarisation, de formation professionnelle en métiers modernes (mécanique motos, construction métallique et travail du bois…) ou rurale (maraîchage, agriculture et
élevage).

Elle mène au niveau des familles un travaille de réintégration familiale par la réunification, la prévention du phénomène par la sensibilisation de la société Burkinabè, du public en général et des parents.Elle a été créée le 10 octobre 1992.

L’ANERSER travaille aussi à sensibiliser les organismes humanitaires pour accroitre les soutiens à son action dans la lutte contre la délinquance juvénile et l’ignorance dont sont victimes ces enfants.

Les enfants contactés dans la rue sont accueillis dans un centre d’accueil où ils sont entièrement pris en charge. De là , chaque enfant et jeune reçoit un encadrement social qui lui permet de rompre avec le millieu de la rue et de lui faire voir un projet de vie viable: envie de rentrer en famille, apprendre un métier ou aller à l’école

Selon l’ANERSER, plusieurs causes entrainent le phénomène des enfants de la rue :

– La pauvreté :
Les ressources du pays proviennent essentiellement de l’agriculture (80%) qui est pourtant tributaire d’une pluviométrie de niveau aléatoire. Par ailleurs, la dégradation progressive de l’environnement appauvrit les sols et les productions sont très souvent déficitaires au niveau de la production dans bon nombre de régions du pays. Cette situation fait que la plupart des ménages ont un très bas niveau de vie et n’arrivent pas à satisfaire leur besoins de base .En effet, le seuil absolu de pauvreté au Burkina Faso qui était de quarante un mille quatre vingt dix neuf (41.099) F CFA/adulte/an en1994 est passé à 72690F/adulte/ an en 1998 et à 82.672F/adulte/an en 2003. En 1995, 30 à 40% de la population vivaient en dessous du seuil de la pauvreté. Ce taux est passé de 45,3%en 1998 à 46,2% en 2003. Ce qui signifie que la pauvreté a augmentée. On note également des disparités remarquables qui sont liées entre autres à la mauvaise répartition des richesses nationales. En outre, c’est le concours de plusieurs facteurs qui détermine le départ des enfants et jeunes vers la rue, la pauvreté semble être le plus déterminant en tenant compte des résultats de la dernière enquête menée sur le terrain.

Selon le Plan National d’Organisation et de Coordination des Secours d’Urgence et de Réhabilitation (PNOCSUR) dans sa subdivision du Burkina en zones d’extrême pauvreté et en zones absolues de pauvreté, des 10 provinces désignées comme les plus pourvoyeuses en ECPD selon l’enquête de mai 2002, seuls le Kadiogo et le Houet ont un indice de pauvreté absolue (7,8%) et un indice d’extrême pauvreté (2,6%) bas 2. Mais la prédominance de ces deux provinces s’explique par le phénomène urbain avec son lot de quartiers périphériques qui regroupent les populations les plus démunies. Les autres sont dans des régions à Indice Absolu de Pauvreté (IAP) et à Indice d’Extrême Pauvreté (IEP) élevé. C’est le cas du Yatenga, du Sanmamtenga et du Passoré entre autres.

– L’explosion démographique.
Bien que le Burkina ait un taux élevé de mortalité générale (15,2‰), on constate une forte croissance de sa population à cause de la forte fécondité (6,8%) et de l’amélioration des conditions sanitaires de la population. Cette situation a donné lieu à une poussée démographique sans précédent. En effet la population Burkinabé estimée à 4.349.000 hbts entre 1960 et 1961 est passée à10.312.609 hbts selon le RGPH 1996.Elle est estimée à 16,5millions en 2005.Ce qui est à l’origine de nombreuses difficultés que vit la population. Parmi ces difficultés, figure le faible taux de scolarisation (52,25%) qui présente des disparités entre garçons (54,38%) et les filles (45,17%) selon DEP MEBA janvier 2004. Ce taux de scolarisation est lié au manque crucial d’infrastructures et de personnel enseignant d’où la non accessibilité à l’école par de nombreux enfants. Par ailleurs le nombre élevé d’enfants dans les ménages notamment ruraux, et le coût relativement élevé de la scolarisation obligent les parents à ne pas inscrire tous leurs enfants à l’école. Le taux d’urbanisation du Burkina Faso est en constante augmentation. Selon le RGPH/1996, 84,6% de la population habitaient en milieu rural,contre 15,4%en milieu urbain dont 9,9% dans les deux (02) ,principales villes (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso) et 5,5% dans les autres centres. Cette inégale répartition de la population reflète de fortes disparités de densité .Moins de 25hbts/km2 dans Selon le RGPH 1996, il était de 12,7% en 1985 et 18,4% en 1996. La croissance démographique est donc beaucoup plus accélérée que le rythme du développement urbain ce qui explique la prolifération des quartiers périphériques. Cette situation incontrôlée liée au développement urbain fait qu’en milieu rural, les contraintes obligent les jeunes ruraux à migrer vers les villes à la recherche d’emploi, où ils vont grossir le rang des chômeurs ou exercer de petits métiers instables et souvent précaires.

– L’exode rural
Au Burkina – Faso, l’exode rural draine 71,2% de la jeunesse rurale vers les villes perçues comme lieu d’acquisition d’un mieux être social et économique. Poussés généralement par le désir d’accès aux biens de consommation moderne (vélo, vêtements, radio, etc), les jeunes une fois en ville se retrouvent confrontés à des difficultés inattendues (problèmes de logement, de nourriture, et de travail). Passant la majeure partie de leur temps dans la rue, ils s’y font de nouvelles amitiés, acquièrent de nouveaux comportements et s’éloignent ainsi peu à peu des familles d’accueil.

– La situation matérielle et psychologique des familles urbaines
La situation matérielle et psychologique précaire de certains parents est à l’origine de la présence dans la rue d’un certain nombre d’enfants. On constate une nucléarisation de la famille, qui a pour conséquence l’effritement de la solidarité communautaire. Certains parents démunis ne pouvant compter que sur eux-mêmes finissent par perdre le contrôle des enfants. D’où les fugues répétées qui conduisent progressivement à l’installation des enfants dans la rue.
En outre, le départ de l’enfant est motivé par :

– les troubles relationnels ;- la perte de l’identité ;- les conflits de valeurs entre éducation moderne et traditionnelle ; – la perte des valeurs traditionnelles ;- l’exemple de grands frères ou amis ayant fait l’expérience de la rue ou d’un petit travail rémunérateur dévalorisant ainsi le rôle de l’école aux yeux du petit frère. Ces situations sont souvent en corrélation les unes avec les autres et c’est cette imbrication des situations qui est à l’origine du départ de l’enfant dans la rue. 2- 1. 2 Les causes immédiates ▪ Le « confiage » des enfants Un facteur explicatif est l’envoi d’un enfant en ville chez des parents éloignés pour poursuivre la scolarité ou bénéficier d’un apprentissage. Parfois cet enfant devra travailler durement dans la famille d’accueil afin de justifier son entretien.Il arrive, qu’en cas d’échec scolaire, l’enfant refuse de repartir au village, d’autant qu’il a connu un mode de vie jugé plus attrayant et préfère tenter sa chance en ville.

– L’école coranique
L’école coranique apparaît comme un facteur favorisant la présence des enfants dans la rue puisque 44,04%2 des enfants en sont issue. Selon El Hadj Toumani Triandé, ancien président de la communauté musulmane du Burkina, «l’islam n’a jamais encouragé la mendicité et l’oisiveté, mais prône au contraire le travail ». En pratique, il existe cependant des maîtres coraniques sans activités rémunératrices leur permettant de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs élèves, qui exploitent les effets pervers de la mendicité. Ce qui amène ces élèves à mendier, voire chaparder pour manger. Le comble est que certains maîtres imposent aux enfants de mendier et de leur rapporter l’argent qu’ils utiliseront à leur seul profit.Brimés, frustrés et habitués à la vie dans la rue, les enfants abandonnent leur maître, se livrent à leur propre activité et bien souvent n’osent pas rentrer en famille, n’étant pas sûrs que leur cause sera entendue.

– Les mauvais traitements.
Au sein de certaines familles, des enfants sont victimes de mauvais traitements (physique et psychologique) de la part de leurs parents qui pensent que la meilleure façon de punir un enfant est de le violenter. Pour échapper à de tels comportements, certains enfants préfèrent se soustraire de l’autorité parentale pour se réfugier dans la rue. L’exploitation domestique de l’enfant et les mauvais traitements qui sont souvent le fait de la marâtre, du nouveau mari ou du tuteur sont également des motifs de départ de l’enfant de la famille.Très souvent aussi, les orphelins sont victimes de ces traitements.

– Troubles relationnels (Crises)
Les conflits familiaux éloignent petit à petit l’enfant de ses parents qui ne sont pas souvent ensemble.Ainsi ne sachant pas exactement à qui des deux se confier, avec qui échanger sans être incompris, l’enfant est désemparé et obligé de trouver un autre cadre où il peut dialoguer. Cela l’amène à rompre progressivement avec le milieu familial et à mener des relations avec d’autres personnes en proie aux mêmes types de difficultés relationnelles en vue du réinvestissement affectif qui a fait défaut

– Les conséquences directes liées aux IST/VIH-SIDA
En 1999, l’ ONUSIDA estimait à 320.000 le nombre d’orphelins du Burkina Faso dû aux IST/VIH-SIDA en vie et ayant moins de 15 ans. Une étude de la Banque Mondiale laisse apparaître que près de 40% des ménages dans 10 provinces prennent en charge des orphelins sur le plan de la santé, de l’alimentation de l’habillement.
Ces orphelins sont confrontés à des problèmes qui s’expriment en terme :
– d’exclusion sociale, de stigmatisation et de discrimination ;- de besoins psychologiques et affectifs ;- de besoins en matière de soins de santé et de meilleure alimentation ;- de besoins d’éducation et de socialisation ;- de besoins économiques entraînant une forte sollicitation de la famille traditionnelle.La satisfaction de ces besoins qui constituent une charge inattendue pour les familles cumulée à la pauvreté et à l’effritement des systèmes traditionnels de solidarité entraînent l’abandon et le manque de soutien aux orphelins faisant ainsi du VIH/SIDA un facteur significatif dans l’expansion du phénomène enfant vivant dans la rue.

Il est possible d’entrer en contact avec l’ ANERSER via les coordonnées suivantes :

L’Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion Sociale des Enfants à Risques

08 BP 11 377
Ouagadougou 08,
Burkina Faso

Tél: +226 50 43 10 61
courriel: anerser@yahoo.fr

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Sagamusik , un Salon pour la promotion de la musique Africaine

Du 19 au 21 novembre 2009, Sagamusik, un salon crée pour promouvoir et mieux faire connaitre la musique africaine se tiendra à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Cette année le thème sera placé sous le thème : L’industrie musicale en Afrique : forces et faiblesses,

L’objectif du salon SagaMusik est de répondre dans la mesure du possible aux attentes des professionnels de la musique tout en sensibilisant les non-initiés à l’importance et la spécificité des artistes Africains. Pour les professionnels du domaine de la musique africaine et du Burkina Faso, ce Salon sera à la fois une vitrine, tourné vers l’international, et leurs homologues du sous-continent Ouest Africain.

Le public en général est lui pris à partis via les différents Stands d’exposition, lieu de recontre et d’échange avec les artistes et les professionel du millieu artistique, ainsi que par les nombreux spectacles et performance qui accompagne l’évènement. Une quarantaine d’artistes musiciens, venus du Burkina de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, tels que Bailly Spinto, Petit Meguelito, Daouda Koné, Fodé Baro, Victor Démé et des artistes burkinabè tels Floby, Wendy, Bil Aka Kora, Aly Verhutey, Mys participeront à l’évènement.

Le salon se terminera le samedi 21 octobre avec la remise de prix aux meilleurs artistes burkinabè de cette année. Les organisateurs feront pour ce faire la compilation des chiffres recueillis auprès du Bureau burkinabè des droits d’auteur (BBDA), des producteurs et des distributeurs. Ces meilleurs artistes seront récompensés respectivement par des disques de diamant, de platine, d’or, d’argent, d’ivoire, d’ébène et de cauri.

La première édition du salon qui a eu lieu l’an passé, avait enregistré plus de 5000 visiteurs et la participation de 20 structures oueuvrant pour la musique Africaine. Cette 2e édition nous en promet beaucoup et saura très certainement dépassé les attentes et faire rayonner la Musique Africaine et les artistes qui luttent pour la faire connaitre et apprécier.

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Vie dans un village Africain : Le cas de Tanlarghin au Burkina Faso

La vie à Tanlarhin vue dans un court reportage tourné sur une période de 6 jours, au Burkina Faso, plus précisement dans le village de Tanlarghin situé près de Ouagadougou la capitale. La réalité d’un village du Burkina Faso ou de l’Afrique de l’Ouest, c’est le plus souvent synonyme de se lever tot pour faire les différentes tache domestique et de participer chacuns à sa manière à la vie commune ainsi qu’à l’économie de la famille, la base de la société africaine. Les petits boulots pour aider la famille, payer l’école afin de pouvoir espérer trouver un emploi pour subvenir aux besoins de sa familles et de sa personne.


Reportage à Tanlarghin, Burkina Faso
envoyé par agnesdelauche. – L’info video en direct.

Une courte présentation du village de Tanlarghin et de sa situation :

Tanlarghin est un village situé en plein royaume Mossi, au sud-est de Ouagadougou dans la province du Kadiogo. Le village couvre une superficie de plus de 15 Km, dans la brousse, entre les cultures de mil, de sorgho et de maïs. La société Mossi ( Moagha en Mooré, la langue des Mossis ) est une des nombreuses sociétés du Burkina Faso. Les Mossis sont des cultivateurs dont la vie est rythmée par les deux grandes saisons l’hivernage ou saison des pluie et la saison sèche. Bien que proches de la capitale, les gens du village conservent un attachement aux valeurs traditionnelles,Le chef coutumier, au sommet de la hiérarchie traditionnelle, témoigne de la cohésion de ces valeurs et son accord est sollicité avant toute action au village.

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La vie au village de Nabadogo au Burkina Faso

La vie de village au Burkina Faso n’est pas toujours des plus facile et le travail prend une place importante. Voici une courte vidéo trouvée sur Dailymotion traitant de la vie dans le village de Nabadogo dans la province du Boulkiemdé, situé à environ 75km de la capitale Ouagadougou , au Burkina Faso. Elle relate des témoignages sur la vie en générale ainsi que les perspectives et conditions de vie de ses habitants.


Reportage à Nabadogo, Burkina Faso
envoyé par agnesdelauche. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

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Université de Ouagadougou : Tout est Normal !

L’Université de Ouagadougou est depuis quelques années, de plus en plus perturbée par des confits entre L’administration et les étudiants et les enseignants, font en sorte que les étudiants sont privés de précieuse heures de cours dans leur filiales respectives.
Le problème est passé avec les années de structurel à conjoncturel, car des solutions durables n’ont pas été recherchées où à tout le moins mises en applications. On gère et on chosine en espérant que le problème va disparaire. Bref, comme le dit la chanson de l’ivorien Soum Bill : « Règlons nos problèmes au lieu de toujours les déplacés. Car la paix c’est bon, c’est bien mais une paix durable c’est encore mieux ! »
C’est devenu presque normal comme l’illustre cette caricature trouvée sur le site du Journal du Jeudi du Burkina Faso. Grèves, protestation ou conflit larvé, à chaque rentrée ou presque, on assistent impuissant à ce triste spectacle…  au détriment du pays et des jeunes qui sont l’avenir de la nation !
Grève à l'université de ouagadougou

Universite de Ouagadougou

Voici quelques autres articles parûts dans les différents média de l’actualité au Burkina Faso à ce sujet :

Grève à l’université de Ouagadougou : La nécessité d’un effort supplementaire du gouvernement

Universités africaines en péril !

Le PM invite les enseignants à reprendre les cours

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FESPACO 2009 : 21 ième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou

Du 28 Février au 07 mars 2009 avait lieu la 21ième édition du FESPACO 2009, le festival de films Panafricain qui fait littéralement rayonner la ville de Ouagadougou et le Burkina Faso chaque 2 ans à travers le sous-continent et le monde entier. Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou communément appelé le FESPACO est le plus grands festivals de films africains. Il se déroule tous les deux ans dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou. Le FESPACO est né en 1969, sous le nom de la Semaine du cinéma africain, un évènement annuel. C’est en 1972, qu’il change de nom pour Le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou, et devient bisannuel à partir de 1979. Le nom du FESPACO est par la suite changé pour Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou afin de permettre une meilleure visibilité ainsi que de plus grande possibilité de diffusion aux réalisateurs et film participant. C’est également en 1972 que nait le grand prix du festival qui porte le nom d’étalon de Yennenga, en référence au mythe fondateur de l’empire Mossi.

Les objectifs principaux du FESPACO sont de :

  • Favoriser la diffusion de toutes les œuvres du cinéma africain,
  • Permettre les contacts et les échanges entre professionnels du cinéma et de l’audiovisuel,
  • Contribuer à l’essor, au développement et à la sauvegarde du cinéma africain, en tant que moyen d’expression, d’éducation et de conscientisation.

De plus, le FESPACO a également comme rôle d’organiser des projections à but non lucratif pour des zones rurales de Burkina Faso en partenariat avec les ONG, les associations, les écoles et autres institutions publiques et privées remplissant ainsi l’objectif de promouvoir le cinéma africain dans les festivals internationaux et d’organiser diverses manifestations autour du cinéma africain.

Cette année, L’étalon d’or, prix remis au grand gagnant et accompagné de la somme de 10 millions de FCFA, a été attribué au film “Teza“, de l’éthiopien Haïlé Gérima, le samedi 7 mars 2009. Pour en connaitre plus sur cette Édition 2009 du FESPACO nous vous invitons à regarder cette vidéo :


Au coeur du festival du film au Burkina Faso
by Nzwamba

Où encore de vous rendre sur le site officiel du FESPACO

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