Historique du Burkina Faso



On sait peu de choses de l’histoire ancienne du Burkina Faso qui a connu un peuplement très précoce, soit vers 12 000 à 5 000 ans avant l’ère chrétienne du moins pour ce qui est de la partie Nord-Ouest du Pays. En effet, des fouilles archéologiques ont permis la découverte d’outils dans les années 1970. La sédentarisation serait apparut entre 3 600 et 2 600 avant l’ère chrétienne avec des agriculteurs, dont les traces des constructions ont été retrouvées. L’emploi du fer, de la céramique et de la pierre polie se développe entre 1 500 et 1 000 avant l’ère chrétienne, ainsi que l’apparition de préoccupations spirituelles, comme en témoignent les restes d’inhumation découverts.

Des vestiges attribués aux Dogons sont découverts dans la région du centre-nord, du nord et du nord-ouest. Or ceux-ci ont quitté le secteur entre le XVe et le XVIe siècle pour s’installer dans la Falaise de Bandiagara au Mali. Par ailleurs, des restes de constructions sont découvertes dans le sud-ouest du Burkina Faso (ainsi que dans le pays voisin la Côte d’Ivoire), mais ont ignore leurs origines avec certitude.

Suite à l’apparition de l’agriculture, une vague de cavaliers vint alors greffer une aristocratie militaire sur cette structure. Détenteurs du pouvoir politique, ces cavaliers passèrent des accords avec les autochtones qui restent propriétaires du sol. Cette organisation apparaît encore de nos sous forme de chefs de cantons et chefs de la terre ou Chefs traditionnels. Les premiers royaumes mossis se sont alors constitués: le Gourma, le Mamprousi, le Dagomba, leYatenga et le royaume de Ouagadougou. Ce dernier devint rapidement le plus influent. Il était dirigé par le mogho naba, à la fois roi et magicien. Aux XIIIe et au XIVe siècles, ces royaumes s’opposèrent aux grands empires de la boucle du Niger dont qu’ils n’hésitaient pas à attaquer les frontière et à s’avancé dans leur territoire. La puissance de leurs armées permit aux mossis de préserver l’essentiel de leur indépendance. Mais, à la fin du Xve siècle, l’Empire songhay établit sa suprématie sur la boucle du Niger, mettant fin aux avancées des cavaliers Mossis.

La Colonisation
En 1888, une première expédition française menée par le Capitaine Binger atteint le territoire de l’actuel Burkina Faso. Les français entreprennent alors une séries de missions et entretiennent des liens (parfois tendus) avec les populations et autorités locales via le Mogho Naaba (chef des Mossis) et autres notables. En 1894, les troupes françaises entrent à Ouagadougou.

Après l’occupation de Ouagadougou, le 23 décembre 1896, le Mogho Naaba accepte le protectorat des Français, qui sont engagés dans une course aux colonies avec les Britanniques. Tandis que se constitue l’Afrique occidentale française jusqu’en 1919, les royaumes Mossis sont rattachés à une entité dénommée Haut-Sénégal-Niger.

C’est en 1919 qu’est constituée la colonie de Haute-Volta sur le territoire de l’actuel Burkina Faso ; elle comprend sept cercles : Gaoua, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Ouagadougou (chef-lieu), Dori, Say et Fada N’Gouma. Cependant, plusieurs éléments rendent l’autonomie de la Haute-Volta problématique : d’une part, les colonies voisines convoitent ce réservoir de main d’œuvre, et il manque aussi d’un accès à la mer. Ensuite, l’administration coloniale doit restreindre ses frais de fonctionnement. C’est pourquoi, en septembre 1932, la Haute-Volta est dépecée au profit du Soudan français (actuel Mali), de la Côte d’Ivoire et du Niger, en dépit des protestations du Mogho Naaba. Cependant, après les services rendus pendant la Seconde Guerre mondiale, la Haute Volta fut reconstituée en 1947 grâce à l’insistance du Mogho Naaba de l’époque.

La création de nouvelles infrastructures politiques contribuent à associer les autochtones à la gestion du territoire. Les premiers conseils municipaux sont élus, ainsi qu’une Assemblée territoriale ; des représentants sont envoyés auprès du Parlement métropolitain (à l’Assemblée nationale: Gérard Ouedraogo, Joseph Conombo, Nazi Boni, Henri Guissou, Mamadou Ouedraogo), de l’Assemblée de l’Union française et du Grand Conseil de l’AOF. Le 31 mars 1957, la nouvelle Assemblée territoriale est élue au suffrage universel, et désigne un gouvernement de douze membres. Ouezzin Coulibaly, député de Côte d’Ivoire mais originaire de Haute-Volta, est élu vice-président, puis président de ce gouvernement, mais meurt le 7 septembre 1958. Maurice Yaméogo, soutenu par Félix Houphouët-Boigny et l’UDV (Union démocratique voltaïque) lui succède. Le 17 octobre, le Mogho-Naaba fait rassembler plusieurs centaines de personnes devant le palais de l’Assemblée territoriale, en vue d’établir une monarchie constitutionnelle, sans succès.

L’indépendance
La Communauté française, proposée par référendum le 28 septembre 1958, est acceptée par 99,5 % des votants, et 75 % des inscrits. Le 11 décembre de la même année, la République voltaïque est proclamée, et adhère aussitôt à la Communauté. En 1959, la République devient autonome.

Aux élections législatives du 19 avril 1959, le Rassemblement démocratique africain (RDA) arrive très largement en tête avec 70 % des suffrages, et occupe 65 des 75 sièges de l’Assemblée puis 71 à la suite de désistements : le PRA, très minoritaire, disparait peu après. Le sénateur Koné Begnon est élu président de l’Assemblée, et Maurice Yaméogo, qui avait succédé à Ouezzin Coulibaly à la tête du gouvernement, devient président du Conseil des ministres. Après une période de relative instabilité, l’autorité de l’État est peu à peu rétablie. Yaméogo renforce son autorité en étant élu à la tête du Rassemblement démocratique africain le 30 décembre 1959 ; le 4 juin 1960, la Haute-Volta demande et obtient l’indépendance.

Post indépendance à nos jours
Après avoir tenté d’imposer l’Union démocratique voltaïque (UDV) en tant que parti unique, le premier président Maurice Yaméogo est contraint de démissionner le 3 janvier 1966 à la suite de soulèvements populaires provoqués par ses politique d’austérité (diminution des salaires des fonctionnaires, augmentation des impôts) alors qu’il avait été réélu à la présidence l’année précédente avec 99% des suffrages.

Au nom de l’armée, le lieutenant-colonel Aboubacar Sangoulé Lamizana prend alors le pouvoir. Il renverse la Première République et instaure un régime militaire autoritaire, supprimant au passage les partis politiques. Le 12 février 1969, il nationalise les écoles privées catholiques. Le régime s’assouplit peu à peu, et le 20 novembre de la même année, les partis politiques sont à nouveau autorisés. Le 14 juin 1970, le chef de l’État fait approuver par référendum une nouvelle Constitution. C’est le début de la Deuxième République. Ce texte attribue la présidence de la République au militaire le plus ancien ayant le grade le plus élevé, et accorde au moins un tiers des portefeuilles ministériels à l’armée.

Des élection législatives ont lieu le 20 décembre 1970. La démocratisation est cependant de courte durée, puisque le 8 février 1974, Lamizana opère à nouveau un coup de force, suspend la constitution, dissout l’Assemblée nationale, mettant ainsi fin à l’éphémère Deuxième République. La rivalité entre Gérard Ouédraogo, le premier ministre, et Joseph Ouédraogo, président de l’Assemblée nationale, avait dans les mois précédents conduit à une paralysie des institutions. L’armée reprend ainsi le pouvoir.

Le 27 novembre 1977, une nouvelle Constitution est approuvée par référendum, donnant naissance à la Troisième République. Aux élections législatives de 1978, sept partis sont en présence, mais seuls les trois partis arrivés en tête sont autorisés à poursuivre leurs activités. Vainqueur de l’élection présidentielle en mai 1978, Lamizana est confronté à un mouvement de grève générale en 1980, organisé par la Confédération des syndicats voltaïques. Le 25 novembre 1980, il est renversé par le colonel Saye Zerbo, qui est à la tête du Comité militaire de redressement pour le progrès national (CMRPN).

Cependant, deux ans plus tard, le 7 novembre 1982, celui-ci est à son tour renversé, et doit céder le pouvoir au Conseil provisoire de salut du peuple (CPSP) du commandant Jean-Baptiste Ouédraogo. Ce dernier choisit pour Premier ministre le jeune Thomas Sankara, qui ne reste au pouvoir que jusqu’en mai 1983. À la suite de son renvoi, le 4 août 1983, une partie de l’armée se soulève, conduite par le commandant Boukari Lingani et les capitaines Blaise Compaoré, Thomas Sankara et Henri Zongo. C’est alors le début de l’époque de la Révolution. Le CSP est renversé, puis remplacé par le Conseil national de la Révolution (CNR). Le Capitaine Sankara est nommé à la tête du Pays.

L’année suivante, le 4 août, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution, le pays est rebaptisé Burkina Faso (Pays des hommes intègres), un nouvel hymne national, une nouvelle devise (« La patrie ou la mort, nous vaincrons ») et un nouveau drapeau sont choisis. On procède également à un nouveau découpage territorial, qui donne naissance à vingt-cinq provinces et 121 départements.

Au bout de 4 ans de régime révolutionnaire, le président Sankara est renversé à son tour par Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Thomas Sankara est assassiné lors de ce coup d’état, au cours d’une réunion du Conseil de l’Entente. Une des premières mesures que prend Blaise Compaoré est la dissolution du Conseil national de la Révolution (CNR) qu’avait créé Sankara. Il crée un nouveau parti, le Front populaire (FP).

Blaise Compaoré est au pouvoir depuis 1987. Le multipartisme a été instauré en 1991. En 1992, une grande partie des entreprises d’État ont été privatisées suites aux discussions avec le FMI et la banque mondiale. Blaise Compaoré a été élu pour la premère fois en 1991, et réelu en 1998 et 2005. Une polémique a accompagné la dernière candidature présidentielle de ce dernier. La Constitution burkinabé ne prévoit pas en effet que le président puisse se représenter à l’issue de deux mandats. Cependant, la disposition visant à interdire la possibilité d’un troisième mandat ayant été adoptée au cours du deuxième mandat de Compaoré, le Conseil constitutionnel a estimé que la candidature de celui-ci à l’élection de 2005 était bien valide.

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21 réactions à “Historique du Burkina Faso”

  1. Some christian a dit :

    Pourquoi blaise est toujours au pouvoir,ce n’est pas bien,j’aimerais avoir un autre president…

  2. joel a dit :

    merci pour le beau résumé

  3. ZONGO RENE a dit :

    Tout d’abort j’aimerai m’excuser auprès de ceux qui soutiennent le regime de Blaise Compaoré.Nul n’a de l’avenir dans un pays sans avenir disait le professeur Joseph Ki Zerbo.Refléchissez et vous saurez que Blaise Compaoré ne fait compromettre l’avenir de tout une génération.On a n’a marre quitte le pouvoir.

  4. desmo a dit :

    j’ aime le burkina mais ces

  5. Kambou a dit :

    Nul n’a le droit de vouloir s’eterniser au pouvoir,donc qu’il cede le fauteuil au plus meritant

  6. fofana a dit :

    blaise quitte le pouvoir

  7. OUEDRAOGO AMIDOU NORBERT a dit :

    BLAISE NOUS A TOUJOURS FAIT CROIRE QU’IL EST LE PLUS SAGE DES BURKINABE EN JOUANT SA COMPLICITEE AVEC LE MOGHO NAABA BANOGHO.QU’ILS NOUS DISENT UN JOUR QUI A TUER THOMAS SANKARA?BANDE DE MERDE!!!!

  8. OUEDRAOGO AMIDOU NORBERT a dit :

    sous la revolutoon nous n’avons connus ce que nous vivons aujourd’huit!!la dignitee est fini,les detournement de bien publique,les crimes de sang,putier!!et vous voulez parler de democratie?comme dit les mossis fo sa gool tampiri a yambda f zaka.

  9. OUEDRAOGO AMIDOU NORBERT a dit :

    BLAISE AUJOURD’HUIT TU NOUS DEMANDE D’ETRE COMPLICE A CRIMES QUE NOUS N’AVONS PAS COMMIS NON NOUS NE POUVONS.QUAND TU DESCENDAIS A OUAGADOUGOU DANS LES ANNEES 83 POUR LIBERER TON FRERE D’ARME,TOUS LE MONDE A RECONNU TES EFORTS ET TON COURAGE ET EN CE TEMPS J’ETAIS AU CE1.LE MONDE EVOLUT DONC POSE TOI LA QUESTION QUELLE INTERET M’A POUSSER DE TUER SANKARA?TU VAS LE PAYER TOT OU TARD!!!

  10. sawadogo ibrahime a dit :

    ben j’aimerai dit a le president actuel que le peuple Burkinabé l’aime beaucoup mais le seul problème est que blaise n’aime pas son pays ni son peuple et que tout se qui l’interèsse c’est son pouvoire et cela les burkinabé sont comtre et moi je le suis en tant que fils du pays l eproblème cest pas blaise mais son frère et son gouvènement qui pose tout se problème a le president j’aimerai qu’il calcule combien de temps il est reste au pouvoir et cequ’il a faire pour la jeunnsse rien tout les jeunes du pays sont là sans travail son t là pour voire du the le plus grave se que si tu veux travaillé dans se pays il faut avoire des relation sinon va dormi chez toi les peuple dis non non et non … de se regine de blaise je croix que en 2015 sa serai une guerre comme la cote d’ivoire mais je souhaite pas cela j’aime mon president et je veux qu’il soye positiive avec le peuple il es temps pour toi ok

  11. mohamed ali a dit :

    ne parler pas selement par ce que vous avez envie de parler. il faut voir une vision objective des choses regarder bien notre cher pays et ces potentielles vous comprendraient qu’on ne se lève pas avec des réfection bete pour réclamer le départ d un président des ignorants sorter du pays pour avoir la réalité des choses que dieu bénisse le faso

  12. Réno a dit :

    Bonjour. C’est un beau résumé de l’hitorique du burkina Faso. Je suis cependant resté sur ma faim, car en réalité je suis à la recherche de documents sur la période précoloniale de notre pays. En effet, les programmes scolaires (classe de 5è)disent d’étudier cette période de l’histoire du burkina Faso, mais les documents manquent.

  13. yameogo jean a dit :

    mon presidant on es fatiger de tois.tu a vendut le burkina faso mintenent tu devint le mediateur des africain tu a prix l’eritage de phelixce houpheo .mais soit prait pour ton jugemant contre l’amore de t’homa sankara et norber zongo ou tu sera a sasiner comme eur pour te chaper de la justise.

  14. ouedraogo michel a dit :

    merci monsieur le président pour votre sagesse et votre savoir faire.Mais excellence retenez qu’il est temps pour le peuple burkinabé de tourner une page qui pendant des décennies nous a conduit au rang du dernier pays du monde sur le plan économique.QUITTEZ DONC LE POUVOIR PENDANT QU’IL EST TEMPS.je vous remercie

  15. fatigué a dit :

    hé le blaiso,g suis né t trouvé au pouvoir, me marier u es toujours là. Gars à toi si mon enfant nait t trouvé au pouvoir. u as intérêt à partir car ma femme est enceinte de 2 mois

  16. fatigué a dit :

    hé le blaiso, g suis né t trouvé au pouvoir, me marier u es toujours là calé. Gars à toi si mon enfant nait t trouvé au pouvoir. u as intérêt à partir car ma femme est enceinte de 2 mois

  17. amusa sabourou a dit :

    j’aimerais a ce point remerci tout ces mediateur ci-decu.C’est d’avoir exprimer vos sentiment.Mais ca me ferai beaucoup plaisir de comparer la vie politique de certain pays Africain en guerre par au votre.Est ce une solution au problem en cour.La meilleur est de pratiquer notre politique selon notre culture et cessont de suivre les occidentaux.

  18. marina a dit :

    je necri pas pour des critiques moi ceux que je veux en savoir plus sur lhistoire des grands fait economiques et social du burkina faso depuis son existance.jaimerai que vous me guider dans mes recherche.merci

  19. ouedraogo dramane a dit :

    bonjour president, ceci est un petit message qui est dédié qu’a toi seul. Jespère que tu as beaucoup enttendu les vérités et il est temps de faire quelque chose. Tu sais quoi?, les paroles dont la simplicité est a la portée de tous le monde et dont le sens est profond sont les melleires, c’est vrai que le pouvoir rend arrogant et très souvant son exercice impose un rithme d’action qui reduit le temps de reflection, ne soit pas un vorace de pouvoir, il est temps de céder le fauteuil a ton succésseur, je te prie beaucoup, car le succès n’est pas final, l’echec aussi n’est pas fatal. Si tu refuses de sémer le vent tu vas recolter l’orage.(((OU€DR@OGO DR@M@N€ D€PUIS LA CÔTE D’IVOIR€))).

  20. KORGO a dit :

    songer à mettre à jour vos informations concernant mon cher pays. car beaucoup de chose se sont passées en octobre 2014. merci et beaucoup de courage à vous.

  21. KORGO a dit :

    songer à mettre à jour vos informations concernant mon cher pays. car beaucoup de choses se sont passées en octobre 2014. merci et beaucoup de courage à vous.

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